Le ministère fédéral dit "de la Justice" [Montréal, le 31 mars 1999]
Eh! oui, moi, petit citoyen idiot, irresponsable et dangereux[1], j'ai décidé d'échanger une arme avec un armurier, sous l'empire de la nouvelle "loi" adoptée par les politiciens responsables et inoffensifs que j'élis et par les bureaucrates futés que j'embauche, notamment les flics de l'infâme Centre canadien des armes à feu et de son pantin local qu'est la Sûreté du Québec...
Il a fallu au total 20 jours pour que j'obtienne du tyran l'autorisation de céder mon arme, que le distributeur obtienne l'autorisation de céder à mon armurier l'arme de chasse que je souhaitais me procurer, et que ce dernier obtienne finalement l'autorisation de me la céder. Et je ne parle pas du camp de rééducation que j'ai dû auparavant subir, sous l'empire de l'ancienne loi, pour conserver le "privilège" d'acheter des armes[2]. En comparaison de cette orgie d'autorisations, les 25 dollars que j'ai été forcé de payer pour enregistrer ma nouvelle arme sont bien peu de chose, si ce n'est que les mots obscènes de "GOC - JUSTICE FIREARMS" apparaîtront bientôt sur mon relevé VISA.
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1. Voir mon "Questionnaire policier pour citoyens idiots et irresponsables", Le Devoir, 29 juillet 1996, p. A-7.
2. Voir "Rééduquer les rééducateurs", publié sur ce site puis, en version abrégée, dans La Presse du 30 avril 1996.